Vendredi 13 mai 2016 5 13 /05 /Mai /2016 10:40

C'est la fin de l'après midi... Je suis dans une sorte de cabane. De la forêt, proviennent les cris des singes hurleurs et les chants des oiseaux. Le feu devant la porte chasse les premiers moustiques... Il fait encore 30°... au moins.

J'ai eu chaud, mes vêtements sont mouillés de transpiration et... mon odeur est... forte.

Devant moi, j'ai étalé mes trésors : une bouteille d'eau, c'est vital par cette chaleur, un cahier et un Bic 4 couleurs.

Il n'y a qu'un mois que je suis en Colombie, mais je veux absolument commencer à écrire tout ce qu'il m'est arrivé. Et le chaman m'encourage à le faire.

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Avant tout, je dois me situer...

Je suis une fille de 18 ans, plutôt mignonne, même très mignonne, dit-on, parfois. Je suis brune et j'ai les yeux marron. Je suis petite, 1 m 59... mais, je suis donc un tout petit peu plus grande qu'Eva Longoria, Salma Hayeck, Alissa Milano ou Vanessa Hudgens.  

J'ai pas mal de succès avec les hommes. Paradoxalement, ils sont attirés par ce que j'aime le moins en moi, mes fesses. Je les trouve beaucoup trop... disons, bombées. Un cul de Black, parait-il. Je me contenterais volontiers d'un cul de Blanche ! Et j'aimerais aussi avoir plus de poitrine, je n'ai qu'un 85 A. Il parait que c'est mignon... 

 

Pourquoi suis-je dans la chaleur humide de cette forêt ? Quel a été le déclencheur ??

Assurément, le divorce de mes parents. Ma mère est partie avec son coach sportif, comme une vedette d'Hollywood. Mes parents ont divorcés et quelques mois plus tard mon père s'est remarié avec une femme, non une fille, à peine plus âgée que moi !

Lorsqu'ils étaient ensemble, mes parents étaient souvent partis et ne se préoccupaient peu de moi, ce qui m'arrangeait bien. Pour avoir la paix, ils m'ont toujours beaucoup gâtée, c'est à dire qu'il suffisait que je demande quelque chose pour l'avoir. Disons que ça ne forge pas le caractère.

A l'école, je travaillais... mollement... et j'ai eu mon bac grâce à beaucoup de cours particuliers avant les examens.

Je dois avouer que j'étais devenue une enfant  gâtée et même capricieuse... et pas très courageuse.

Ah oui, je n'ai pas choisi mon prénom, je m'appelle Suzanne, comme ma grand-mère, mais on dit Susie.

La nouvelle femme de mon père n'a que 5 ans de plus que moi, mais... Elle est très autoritaire avec moi et ne supporte pas ma... nonchalance.

Elle ne veut pas que je me lève à n'importe quelle heure quand je n'ai pas école et que je laisse tout traîner, la vaisselle que j'utilise, les vêtements que j'enlève.

Mais on a une bonne ! A quoi sert-elle, sinon à faire tout ça, à ma place ?

***

Depuis toujours, je veux devenir archéologue. Je me suis toujours imaginée en Lara Croft... Mais, plutôt pratiquant des fouilles pas trop loin de Paris, parce que... je suis une aventurière « prudente »... 

 Quand on est archéologue, les débouchés ne sont pas nombreux. Il y a l'enseignement et les fouilles de terrain, ce que je veux faire. Je compte sur mon père pour m'aider financièrement.

Ma belle mère était contre, bien sûr, mais mon père sait que c'est mon rêve depuis que j'ai 5 ans. Il a dit :

— D'accord, mais il va falloir travailler et si tu rates ton année...

Ma belle mère a terminé la phrase :

—... on te met à l'école hôtelière, ça va te forger le caractère !

 Elle est folle ! Mais mon père a approuvé,

— Oui, bonne idée ou alors tu te débrouille, seule.

Ma belle mère m'a fait un sale sourire, 

— A bon entendeur...

Je suis donc entrée à l'Université en archéologie et histoire de l'art.

Heureusement, mon père m'a loué une petite chambre à côté du campus.

Il m'a toujours donné beaucoup d'argent de poche et il continue, heureusement. J'avais peur que ma belle mère se mêle aussi de ça aussi.

Rétrospectivement, je me dis que ça devait faire partie de son plan !

Durant cette première année, j'ai étudié... plus qu'à l'école, mais j'ai aussi fait la fête. J'avais de l'argent, du succès avec les garçons...  J'ai bu beaucoup, je me suis gavée de sucreries, j'adore ça, mes fesses aussi, hélas...

 En mai, je me suis mise à travailler vraiment sérieusement... Hélas, ça allait être très difficile de tout rattraper.

Là, j'ai paniqué ! Si je rate, ma belle mère m'a promis l'école hôtelière et ça, jamais. Ou alors je me débrouille seule...  

 

Et puis ce matin, alors que je révise dans ma chambre, une secrétaire me téléphone pour me dire que je dois me rendre rapidement chez le recteur.  

Elle ne me dit pas pourquoi...

Je prends les premiers vêtements qui me tombe sous la main et je cours jusque là.

Chez le recteur, il y a mon père que j'embrasse chaleureusement, ma belle mère que j'embrasse aussi froidement qu'elle et le recteur que je n'ambrasse pas !

Il me dit : 

Vos parents s'inquiète pour vos études, à juste titre. Je crois qu'il y a peu de chances que vous réussissiez cette année, Mademoiselle.

Aïe ! Qu'est ce qui va m'arriver ? Je réponds :

C'est normal que mon père et ma « belle-mère » s’inquiète, mais je « bloque » et je vais réussir, Monsieur le Recteur.

Ma belle mère se tourne vers moi :

Il n'y a aucune chance Suzanne (ggrr, c'est la seule à ne pas dire Susie). Il n'y a qu'une solution, le recteur va t'en parler.

Je me tourne vers lui. Il m'explique :

Une expédition va partir en Amérique du Sud. Je dois leur fournir une assistante. Si vous êtes d'accord d'y aller on considérera que vous avez réussi votre année.

Une expédition ??

—Une expédition archéologique et multi disciplinaires, ethnologiques et paléontologiques.

Ma belle mère intervient :

A mon avis, Suzanne, n'a pas les capacités voulues pour ce genre d'expédition, c'est une enfant gâtée, capricieuse et paresseuse. Et puis, elle a peur de son ombre !

Oulah ! Que de compliments !

Sans doute, fait-elle cela pour me pousser à partir.

Je me tourne vers mon père :

Papa...

Mon père ne va pas supporter qu'on me traite comme ça.

Il pousse un gros soupir,

— Ta belle-mère a raison Susie. Tu n'es pas armée pour ce genre de chose.  Je crois que tu dois apprendre la discipline dans l'école hôtelière où elle est allée... Tu iras 1 an et puis, tu reviendras ici.

Trahie par mon père ! J'en ai les larmes aux yeux ! Je geins :

Mais, tu sais que c'est mon rêve, l’archéologie.

Ma belle-mère se lève pour partir, en disant :

— Il fallait étudier, tu as eu ta chance.

Je leur dit :

D'accord pour l'expédition !

Tu es sûre ?

Tout à fait.

Je vais leur montrer que je ne suis pas une paresseuse trouillarde !

Le recteur appelle la secrétaire et lui demande d'apporter les documents pour l'expédition en Colombie.

Elle apporte plusieurs feuilles. Le recteur me dit :

Lisez-les et signez, si vous êtes d'accord.

Je vois que je pars en tant qu'assistante. Je ne lis pas le reste, je signe.

Ma belle mère me dit :

Tu trouves ça intelligent de signer un document sans le lire ?

Je fais confiance à mon père et au recteur.

Et surtout pas à toi !

Je salue le recteur, embrasse mon père du bout des lèvres et ignore ma belle-mère...

La trahison de mon père m'accable ! Bon, trahison le mot est peut-être un peu fort...

 

Je dois aller faire des photos et chercher mon passeport. Il ne faut pas de visa pour la Colombie, si le séjour n'excède pas trois mois.

Je dois aussi faire une série de vaccin, fièvre jaune, DTCP, hépatite A et B, typhoïde, rage, tétanos et un traitement antipaludique.

Le médecin, que je connais bien, me tapote les fesses, en disant :

Heureusement qu'il y a la place.

Je deviens toute rouge. Ces maudites fesses... enfin, non, pas maudites, mais gênantes!

Tout ça ressemble quand même furieusement à ce que doit faire une vraie Lara Croft avant de partir en expédition! Sauf se faire tapoter les fesses... quoique...

***

La veille du départ, je rencontre la chef de l'expédition, dans le bureau de mon patron. Je vais être son assistante.

C'est une femme de 35 environ, jeune pour être nommée à la direction d’une telle expédition.

Elle est brune et elle a les cheveux très courts. Ses yeux bleus sont... incisifs.

Elle a l'air énergique et très sûre d'elle.

Elle me tend la main en disant :

— Bonjour, je m'appelle Michèle C., mais tu diras, Madame.

Elle ne lâche pas ma main, elle a une de ces poignes.

—...euh... bonjour Madame, moi, c'est... euh... Susie.

Je la trouve vraiment très énergique.  

— Tu t'intéresses spécialement à la palynologie ?

—... euh...

Je réfléchi, c'est quoi encore ?? Ah oui, les pollens.

Elle n'attend pas ma réponse.

— Bon, j'ai compris. Tu n'y connais rien. De toute façon j'ai besoin d'un boy, ça te convient ?

—...euh... oui...

Elle soupire.

— Fais une phrase complète.

Eh oh, j'ai plus 8 ans, mais bon, je dis :

— Ça me convient parfaitement, Madame.

***

Le lendemain, je prends la navette pour Roissy.

Je retrouve Michèle avec une collègue ostéologue qui s'appelle Laurence. Elles se ressemblent, cheveux courts, énergiques... Elles me saluent sans plus... ben, oui, je suis le boy.

Je voyage en 2ème classe, elles, en première et ça me convient parfaitement...

C'est la première fois que je prends l'avion. Dire que j'ai une appréhension serait en dessous de la vérité, je suis morte de trouille. Oui, les piqûres, l'avion, les maladies, les bestioles... J'ai peur de tout ça, mais je surmonte, c'est ça le vrai courage.

Quand on décolle, j'attrape la main de mon voisin. Il est un peu surpris, mais je fais ma tête de Bambi qui cherche sa maman, en lui disant :

— C'est la première fois que je prends l'avion et j'ai peur...

Pour me rassurer, il dit :

— Regardez les hôtesses de l'air, elles font ça toute l'année et elles sont vivantes.

Je ris un peu, malgré la trouille. Mon voisin est un étudiant Colombien qui a visité l'Europe. Il est gentil et... rassurant...

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On discute, il m'achète de la bière... On flirte un peu sous une couverture... Le voyage dure près de 12 h, il faut bien s'occuper et puis il m'offre des bières... alors... on flirte... beaucoup.

A l'atterrissage, ça se passe beaucoup mieux, il faut dire que j'ai la main de Ramon entre mes cuisses et que j'ai pas mal bu.

Je retrouve les femmes, là où on prend les bagages.

Elles ont plusieurs valises, moi, un gros sac à dos.

Dans le taxi, elle monte à l'arrière, moi, a côté du chauffeur.

A l'hôtel, on fait connaissance des autres membres de l'équipe. On est 12 en tout.

Il y a  des archéologues, des ethnologues, des paléontologues... et moi.

Il y a 6 français, 5 américains et 1 russe.

Michèle dit, en me montrant :

— Ma petite assistante.

Personne ne fait attention à moi. Je suis aussi importante à leurs yeux qu'une fille de cuisine l'était, pour la reine Victoria !

Michèle me dit :

— A partir de maintenant, tu restes à côté de moi. Je veux t'avoir tout le temps sous la main. Tu as compris ?

— ... euh... oui.

Elle soupire. Je dis très vite :

— Oui, Madame, j'ai compris.

Laurence, son amie, sourit et dit :

— C'est pas un boy qu’il te faut, c'est une esclave.

Oui... ben... ce ne sera pas moi !

Ce premier jour, tout le monde est fatigué et on se couche tôt. 

A suivre.

 

Un tout grand merci à Bruce Morgan pour les super dessins.

 

Le premier livre de Mia Michael et Bruce Morgan, 370 pages et 81 dessins, est en vente à www.lamusardine.com. C'est une lecture... vivifiante !

Par miasansdessous - Publié dans : domination - Communauté : blog sexe des amis
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