Vendredi 17 juin 2016 5 17 /06 /Juin /2016 10:22

         Michèle a énormément de choses à régler juste avant le départ, ce qui la stresse, bien sûr. Alors, c’est sur moi qu’elle se défoule ! Elle me donne une gifle en arrivant à l’hôtel, parce que je suis « dans ses pieds » !  

   Et j’ai intérêt à ne pas esquiver, sinon... Le « sinon » sous-entend une punition bien pire.

   Devant quelques Indiens et des Blancs, je porte tous ses bagages et je laisse tomber un sac. Aussitôt, elle m’engueule :

   — Tu le fais exprès espèce d’idiote ! Bonne à rien !

   Elle lève la main, je ferme les yeux et « cllaaac !! » Je vois des étoiles ! Les larmes aux yeux, je dis :

   — Pardon... Maman.

   — Ce n’est plus Maman, mais Madame.

   La joue rouge, je me dis : « tant mieux, pourvu qu’elle ne soit jamais mère de quelqu’un ! »

   Je reçois encore deux gifles, une au restaurant, parce que je ne comprends pas assez vite qu’elle me demande d’aller chercher quelque chose dans sa chambre.

   Et l’autre, parce qu’elle n’aime pas mon air renfrogné ! Les clients sont surpris. Michèle dit bien fort, en espagnol :

   — Pout lui apprendre à voler dans mon sac !

   Inutile de dire que je file encore plus doux que d’habitude...

   Même Laurence me menace en public de me faire punir sévèrement.

   Pfffff... Et tout ça à cause de mon abominable belle mère qui m’a piégée !!  

   Le lendemain, c’est le départ.

   Le guide belge, Willy, nous attend déjà devant l’hôtel. Il y a aussi deux camions pour nous conduire en bordure de forêt.

   Les porteurs sont 8 plus une cuisinière. Willy nous a dit que ce sont principalement des Indiens Emberás qui habitent la région. Ils sont vêtus de vieux pantalons et de chemises, mais ils sont pieds nus. Ils seront aussi les ouvriers quand on arrivera sur place.

   La femme a une vingtaine d’années, elle est grande pour une Indienne et elle a les yeux et les cheveux très noirs.

   Willy, le guide, nous présente :

   — Les scientifiques.

   C’est nous, et :

   — Les porteurs et la cuisinière.

   C’est eux.

   Je me rends compte que tous les Indiens me regardent ! J’ai du noir sur le nez ou quoi ?

   Michèle me dit :

   — Toi, tu vas avec eux.

   — Mais... je n’arriverai pas à porter...

   Elle déteste les « mais » !

   — Tu veux que je te donne une fessée, devant eux ?

   — Noooonn, Madame.

   Elle me prend par l’oreille et me tire derrière elle. Les Indiens nous regardent, très surpris.

   — Aaaaaiiiiee !! Vous me faites mal !

   Elle m’amène devant l’Indienne et me dit :

   — C’est Yara, ta nouvelle Maîtresse. Mets-toi à genoux devant elle et dis-lui que tu vas lui obéir.

   Je me débrouille en espagnol, mais comment dire ça ?  

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   Paf !! Michèle me donne une claque sur la nuque en disant :

   — Tu testes ma patience ?

   Oh, non !! Je me mets à genoux devant l’Indienne et lui dis :

   — Soy tu... sirviente.

   La fille hoche la tête en disant :

   — Si.

   Michèle grommelle :

   — Tu restes avec elle... Je t’ai assez vue.

   Ça tombe bien, moi aussi, je l’ai assez vue !

   Donc, elle me donne à l’Indienne. C’est une nouveauté, on donne les gens !

   Michèle rejoint les scientifiques qui ont regardé la scène, amusés...

   Par contre, les Indiens sont surpris de la façon dont elle me traite.

   Bah ! Pour eux, “Los gringos están locos”. Les Blancs sont fous. Alors...

   Yara me dit :

   — Aide les hommes à mettre le matériel dans le camion.

   — Oui, Maîtresse.

   Je vais être le plus soumise possible, pour changer ! En espérant qu’elle soit moins garce que l’autre !

   Un indien costaud me dit :

   — Hola, bonita.

   Bon, je vais vous le faire en français :

   — Bonjour, mignonne.

   — Bonjour, Monsieur.

   Les autres viennent me saluer aussi.  Ils me reluquent beaucoup. Évidemment, une femme porteur, de 1 mètre 59 et 46 kg, c’est surprenant !

   Willy le guide nous aide à charger le camion et la remorque.

   Les archéologues montent dans leur camion, nous et les porteurs dans l’autre. On ne mélange pas les torchons et les serviettes !

   Willy, le guide, est avec nous. Je suis entre lui et Yara, ma nouvelle Maîtresse.

    Il voit mes yeux rouges.

   — Qu’est ce que tu as ?

   — J’ai peur de ce qui va m’arriver... et je ne serai jamais capable de porter aussi lourd que les autres.

   Ils ont d’énormes harnachements de 30, 40 kg.... Moi qui en pèse 46 toute mouillée, comment je pourrais porter ça !

   — On te fera un paquetage adapté.

   Il ajoute :

   — Tu es mieux avec nous qu’avec ces prétentieux qui ne connaissent rien à la forêt. Yara n’est pas facile…

   Il se tourne vers elle :

   — Hein, poussin ?

   « Poussin » hausse les épaules et dit :

   — Si elle m’obéit, elle n’aura pas de problèmes.

   Willy sourit,

   — Sinon, elle cueillera vite une branche bien souple pour t’expliquer !

   Les Indiens discutent entre eux en criant à cause du bruit que fait le camion.

   Ils parlent un dialecte, mélange d’espagnol et d’indien de diverses ethnies. Il y a même un peu de portugais, vu la proximité du Brésil.

   L’espagnol, je me débrouille et je suis très attentive pour essayer de comprendre.

   Ils ont l’air de beaucoup aimer Willy. Par contre, quand ils parlent des scientifiques, je suis sûre que c’est pour se foutre d’eux !

   On finit par arriver dans une petite clairière en bordure de forêt.

   Willy me dit :

   — Nous voici à « Los locos puerta », La porte des fous, parce qu’il faut être fou pour aller dans cette région !

   Charmant !!

   On descend du camion et on décharge tout le matériel de la remorque...

   Les porteurs ont des armatures de bambous sur lesquels sont disposées les charges.

   Yara a la même armature que les hommes. Pour moi, il y en a une plus petite.

   Elle la charge et me dit :

    — C’est ce que porte un enfant de 12 ans, tu devrais y arriver.

   — Oui Maîtresse.

   Ça m’a l’air très lourd ! Pauvres enfants !

   On est prêts. Devant nous, le Darién. On va passer entre des marécages et le parc naturel Los Katios.

   La végétation n’est pas trop dense.

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   On marche en file indienne, normal !

   D’abord, le guide, puis les archéologues. Quatre porteurs, moi, Yara et cinq autres porteurs...

   J’ai cette armature sur le dos et j’ai l’impression que ça pèse 100 kg dessus au lieu de 20 !

   Il fait très chaud et humide. Rapidement, ma chemise kaki et mon pantalon de toile sont trempés. On s’arrête régulièrement pour boire, mais on repart aussitôt.

   Vers la fin de la matinée, je commence à peiner avec mes 20 kg sur le dos... J’ai de plus en plus difficile à ne pas me laisser distancer. C’est à croire que les scientifiques se sont entraînés en vue de cette mission !

   Il finit par y avoir un écart de plus en plus grand avec le porteur qui est devant moi.

   Je n’arrive pas à remonter et là :

   — Ssswwwwitchhh !!

   — Aaaiiiiee !!

   Je prends un méchant coup sur le mollet gauche, puis :

   — Ssswwwwitchhh, !!

   — Aaaiiiiee !!

   Un autre sur le mollet droit ! Yara me frappe avec une longue branche souple.

   Je fais un bond en avant en gémissant et je recolle à la caravane.

   Je lui dis :

      — J’avance Maîtresse, ne me frappez pas !

   Je serre les dents... et j’avance... mais je prends encore une dizaine de coups sur les mollets et le bas des cuisses. Mon pantalon de toile est bien collé à ma peau et il me protège à peine.

   Enfin... on s’arrête. Un Indien m’aide à enlever cette armature qui me scie les épaules.

   Je frotte mes mollets.

   Yara crie :

   — Viens ici.

   J’y vais aussitôt et je bredouille :

   — Pardon Maîtresse, je ne suis pas sportive et je n’arrive pas...

   Elle me coupe :

   — Tu vas y arriver.

   Elle déballe le pique-nique. Aujourd’hui, il s’agit de sandwichs achetés au village...

   Ensuite, ce sera des conserves...

   Yara me dit :

   — Toi, tu sers les porteurs.

   Je vais donner des sandwichs. Le costaud qui est le chef des porteurs me dit :

   — Tu dois faire un effort, tu ne peux pas nous ralentir.

   — Je comprends Monsieur, mais je n’ai jamais fait ça...

   Il tâte mes cuisses et remonte même la main jusqu’à mes fesses :

   — Tu es musclée, tu vas vite savoir le faire.

   Je vais m’asseoir et mange tristement mon sandwich en me frottant, les mollets...

   Yara a été donner à manger et à boire aux archéologues qui sont un peu plus loin.

   Quand elle revient, elle va s’asseoir près de Willy et moi.

   Il lui dit :

   — N’oublie pas qu’ils n’ont pas voulu un encadrement personnalisé. Je les guide, tu les nourris, c’est tout. Et c’est bien parce qu’elle m’a donné la petite que j’ai été d’accord.

   Ils discutent en dialecte avec les porteurs. De la radinerie des archéologues, je suppose.

Quand ils arrêtent de parler, je pose ma main sur le mollet de Yara et je lui demande :

      — Vous n’êtes pas fâchée, Maîtresse ?

   Elle hausse les épaules :

   — Si tu ne vas pas assez vite, je te fais avancer, c’est tout.

   — C’est lourd pour moi.

   Un des porteurs dit :

   — Pour nous aussi !

   Ouais, j’aurais mieux fait de la fermer !

   A suivre.

   Un tout grand merci à Bruce Morgan, pour les supers dessins.

 

Par miasansdessous - Publié dans : BDSM - Communauté : LesMeilleursBlogsdeSexe
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