Vendredi 9 septembre 2016 5 09 /09 /Sep /2016 11:31

   
Dès que j'arrive devant la maîtresse de maison, je m'agenouille devant elle, tête baissée, mains croisés sur les reins.
   Elle me dit :
   — Qu'est-ce que tu veux?
   — Pardon, Maîtresse, je m’appelle Hani et….
   — Ah, oui. C’est toi qui dois écrire ?
   — Oui, Maîtresse.
   Elle fait un signe à une esclave,
   — Conduis-la auprès de Gepa et attache-la.
   On va dans le quartier des esclaves, auprès d’une jeune femme brune et mate de peau attachée par une longue chaîne à un anneau.
   L’esclave m’attache et s’en va.
   On attend… longtemps. On peut se déplacer sur deux bons mètres. Je voudrais poser des questions, mais la jeune femme me dit :
   — Pas maintenant et met toi à genoux quand la Maîtresse arrive.
   Environ une heure plus tard l’esclave revient portant une petite table qu’elle dépose devant moi. Dessus, elle dispose des feuillets de parchemins, des vraies plumes fendues au bout et de l'encre de seiche, à l'odeur.
   L’esclave me dit :
   — Elle parle, tu écris.
   Elle repart.
   La fille qui est avec moi me dit :
   — Écris.
   *-*-*-*-*
   Je m'appelle Gepaepyris, mais on m'appelle Gepa. Je suis la fille d'un chef de tribu Thrace. J'ai grandi au bord de la mer Noire. Je suis instruite, je connais le grec et le latin.
   Mon Maître m'a ordonné d'écrire ce qui m'est arrivé depuis que je suis à Rome. 
   J'ignore pourquoi il veut qu’on écrive mon histoire : j'ai appris à ne pas poser de questions à mon Maître, dont la qualité dominante n'est pas la patience!
   Je dois relater les faits et dire clairement ce qui est arrivé, sans faire de la lèche aux Romains, comme je sais si bien le faire a dit mon Maître. Ce sont ses propres mots!
   Je dirai donc, ce que je pense des Romains et de leur façon d'agir.
   Et, pour commencer du statut des esclaves, ce que je suis devenue.
   On dit que la richesse de Rome provient en grande partie du travail de ses esclaves.
   Il y a de nombreuses façons de devenir esclave :
   - Prisonniers de guerre.
   - Femmes et jeunes filles enlevés par des pirates.
   - Citoyens condamnés à la « capitis deminutio maxima », perte de la liberté personnelle.
   - Citoyens devenus la propriété de leurs créanciers.
   - Enfants vendus par leur père parce qu'il a besoin d'argent ou parce que les augures ne sont pas bons le jour de sa naissance.
   - Épouse ayant trompé son mari avec un esclave.
   Personne, à part l'empereur, ne peut être absolument certain de ne pas devenir esclave un jour.
   Un gros propriétaire terrien peut avoir des centaines d'esclaves pour cultiver ses champs et des dizaines ou plus dans sa maison.
   Le droit romain classe les esclaves comme des objets (res) à ce titre ils n'ont pas plus de droit qu'une table ou une cruche. Leur Maître les traite comme bon lui semble.
   Moi, j'ai été enlevée.
   Il y a un an, des légionnaires romains envahissent notre village. Comme partout ils pillent, brûlent, tuent ceux qui ne se soumettent pas assez vite. Ils repartent, avec de l'or, des chevaux, des provisions, des esclaves...
   Être enlevé à votre famille et réduite en esclavage, c'est comme si la terre s'ouvrait sous vos pieds et vous vous retrouvez aux enfers.
   Je pourrais parler de ma détresse, de mon désespoir, de mes larmes, mais mon Maître m'a dit, on se fiche des larmes d'une esclave, pas d'états d'âmes Gepa, compris?
   — Oui, Maître...
  
   On a voyagé de la mer Noire jusqu'à Rome,  où je suis, en partie en bateau, puis, à pieds et en chariots... 
   C'est une chose presque impossible à faire quand on n'est pas entraînés de marcher au pas des légionnaires. Je dis presque, parce que les fouets sont des stimulants très efficaces.
   Le voyage s'est déroulé comme dans un rêve, un très, très mauvais rêve!
  
   Les esclaves, avec qui j’étais, sont pour la plupart de jeunes paysannes ou des femmes de basses classes. Elles sont vêtues de tuniques simples et n'ont pas de bijoux. Sauf la fille d'un riche marchand Parthe et moi. Nous avons ou plutôt nous avions des vêtements de prix et des bijoux. Le centurion a donné l'ordre de nous les enlever immédiatement, nous sommes donc les seules à être nues.
   Le voyage est très long.
   Enfin, on arrive à un contre de tri ou de regroupement pour les esclaves. C'est un camp situé près de Rome.
   C'est là que sont réunis et triés tous les esclaves venant de Rome et de tout l'empire. Nous sommes destinées à être vendus à Rome bientôt.
   Les plus jolies sont destinées au service et au plaisir des Maîtres.
   Je fais heureusement partie de cette dernière catégorie.
   D'autres sont envoyés vers un sort encore pire : travaux agricoles dans les exploitations agricoles, travaux durs dans les mines...
   Il y a beaucoup d'esclaves venant de Gaule et des  barbares venant du Nord.
   Celles-là ne parlent pas notre langue.
   Il y a aussi des Africaines qui vont de la peau mate à noire comme la nuit.
   Dans ce camp on nous demande deux choses : obéir et être en bonne santé.
   Nous sommes toutes nues. Ce sont des esclaves qui sont nos gardiens à l'intérieur du camp. Chaque gardien doit s'occuper de 10 filles.
   Notre gardienne s'appelle Publia, elle doit avoir une trentaine d'années. C'est une esclave ou une affranchie.
   On passe la première nuit sur de la paille, dans un baraquement fermé.
   Le lendemain chaque gardien récupère ses 10 esclaves.
   On est d'abord obligée de faire nos besoins naturels dans un trou, devant elle et ceux qui sont là. Elle vérifie que tout fonctionne bien. Une esclave n'a droit à aucune intimité!
   Accroupie en public, je fais cette chose tellement intime. Je reçois un coup de fouet sur les fesses parce que « ça » ne va pas assez vite!!
   Je me dis, «  Ai-je de la chance d'être encore en vie? »
   Kendrisos, notre Dieu cavalier, l'a voulu ainsi! Franchement, son but, ne m'apparaît pas clairement!!
   On reçoit à manger et à boire.
   Les filles trop minces sont nourries de façon à grossir et gare à celles qui ne finit pas son repas. Une esclave trop mince n'est pas vendue assez cher!
   On ne peut avoir la moindre hésitation quand on reçoit un ordre, si c'est le cas le fouet entre immédiatement en action.
   Après le repas, un forgeron nous place un collier de fer autour du cou. Quand c'est mon tour, il place le collier qui s'emboîte, me fait me mettre le visage sur son enclume et scelle le collier en passant une tige de fer dans les quatre trous qui traversent le collier Il emboutit la tige à l'aide d'un gros marteau.
   J'ai poussé un cri, pas de douleur mais de peur en voyant le marteau si près de mon visage!
   Sur l'avant du collier il y a un anneau qui sert à nous attacher où le Maître le désire. Quand je me relève, le forgeron me tient par l'anneau et me fait tourner sur moi-même. Il me donne une bonne claque sur les fesses en disant :
   — Tu as un beau cul toi!
   — Merci Maître.
   Il me caresse encore en disant,
   — Tu ferais une bonne lupa.
   Je lui demande
   — Une lupa, Maître?
   — Une putain.
   Bah, ça, ou autre chose, quand on est esclave.
   On se sent vraiment prisonnière en portant ce collier.
   Il n'est pas très lourd, mais c'est très pénible à porter. Les esclaves que je vois circuler ont l'air habituées.
   Dans notre groupe il n'y a que des filles qui comprennent le romain.
   L'obéissance est la première qualité qu’on demande à une esclave. On ne risque pas de l'oublier étant donné que Publia, notre gardienne a toujours son fouet à la main. 
   Elle nous nous interroge ensuite à tour de rôle.
   Voici ce que ça donne pour moi,
   « Gepaeparys, 19 ans,  Thrace. Sait parler, lire et écrire le grec et le romain. »
   Elle écrit ça sur un écriteau que je porterai à mon cou quand on me vendra.
   Elle m'examine ensuite de la tête aux des pieds. Les dents, les seins... Je dois me mettre à 4 pattes pour qu'elle examine soigneusement mes parties intimes.
   Elle caresse mes fesses comme le forgeron en disant :
   — Joli cul.
   Aaah ? Je n'ai jamais pensé que j'avais de plus belles fesses que les autres filles, mais, il semblerait...
   On passe la journée, à faire diverses corvées dans le camp sous la direction de Publia. Elle a l'œil et, gare à celle qui ne se donne pas à fond, elle fait rapidement un bond en se tenant les fesses... Elle ne frappe pas très fort, il ne faut pas blesser la marchandise, mais suffisamment pour que toutes, on travaille du mieux qu'on peut.
   Elle note notre façon de travailler et, sans doute, si on obéit plus ou moins bien aussi. Elle m'ordonne d'aller chercher de l'eau à une fontaine, qui se trouve derrière un mur. Il n'y a que moi et là, j'ai un stupide réflexe, un réflexe d'animal pris au piège. Je cours et atteint un petit bois. Je n'ai aucune idée de l'endroit où je peux aller. Cela n'a pas beaucoup d'importance, parce que j'entends les aboiements de plusieurs chiens. Je suis stupide!! Je me mets à genoux assise sur mes talons et j'attends... pas longtemps. Trois gros chiens m'entourent bientôt en aboyant ! Un garde arrive sans se presser. Il me dit :  
— J'hésite un peu. Soit je te fais mordre par les chiens, soit je te fouette.
Je gémis :
   — Fouettez-moi, Maître.
   — Soit. Présente-moi, tes fesses!
J'obéis immédiatement.
Il coupe une branche bien souple et me donne une bonne vingtaine de coups sur les fesses. Ensuite il m’attache les poignets dans le dos et en me prenant par les cheveux, il me ramène  courbée en dos et criant de mal.


    236.jpg    

En nous voyant arriver, Publia dit aux autres filles :
   — Si vous avez envie de faire un tour voilà ce qui va vous arriver.
Je me jette à ses pieds en implorant son pardon. Mais, ça a l'air d'être dans l'ordre des choses que des filles essayent de s'enfuir et qu'elles soient ramenées de cette façon-là. Ça dissuade les autres de faire la même chose.

  ***
Le soir on reçoit un repas de divers ingrédient mélangés, c'est franchement mauvais, mais on doit tout avaler. Elle vérifie le cou de ses esclaves, et met un corps gras sur la peau qui a été trop irrité par le frottement du collier de fer.
   On dort sur la paille épuisée.
   Le lendemain matin, Publia nous annonce :
   — Aujourd'hui vous serez vendue. Je veux que vous soyez souriantes et aguichantes. Vous savez ce que ça veut dire ?
   — Oui Maîtresse.
   Je ne connais pas ce mot mais j'imagine bien.
   On doit se laver dans un grande baquet de bois, dont on change l'eau souvent parce ça fait des jours, si pas des semaines pour certaines qu'on ne s'est pas lavées.
   Aaah… ça fait du bien...  
   Ensuite Publia nous maquille légèrement, surtout les blondes. Elles changent lorsque leurs yeux sont maquillés. Elle nous met aussi un peu de rouge sur les joues et du parfum... quel plaisir de sentir bon.
   On va ensuite en chariot sur la place où se vendent les esclaves.
   On est réunies à l'arrière de l'estrade où se fait la vente.
   Nous sommes classée en fonction de notre couleur de peau, depuis les barbares nordiques jusqu'aux africaines.
   Toujours, nues, on doit se mettre sur plusieurs rangs, à 1 mètres l'une d l'autre, les mains croisés derrière la nuque.
   Les acheteurs et les curieux viennent alors voir la marchandise. Les premières filles commencent à être vendues. Le marchand fait l'article.
    
A suivre.
    
Un grand merci à Bruce Morgan, pour le super dessin.

Mes deux livres :
"Mia sans dessous" avec 81 dessins de Bruce Morgan : 
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« Les fesses d’Eva L. » : https://lc.cx/o5Jx

« Eva en uniforme » : https://lc.cx/o5JT

Par miasansdessous - Publié dans : BDSM - Communauté : blog sexe des amis
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