Vendredi 7 juillet 2017 5 07 /07 /Juil /2017 13:01

Issara.

     Je la suis dans un labyrinthe d'escaliers et de couloirs. On passe d'une maison à l'autre, jusqu'à arriver à une porte. Elle me dit:  

— Mets-toi à genoux devant le patron.

Elle frappe et attend qu'on dise entrer.

Le patron est un gros Chinois, il est assis derrière un bureau. La fille s'incline à 45 ° pour le saluer. Après s’être redressée, elle me donne un coup de coude. Ah, oui! Je me mets à genoux. Le patron me dit:

— Tu n'aimes pas obéir?

— Pardon Monsieur, mais ce matin, j'étais encore chez moi. Je suis déboussolée...

— Relève-toi et enlève ta robe.

Comme je ne veux pas qu'il croie que je suis une forte tête, je l'enlève tout de suite.

— Montre tes fesses!

Je me retourne. Il a petit rire avant de me demander:

— C'est Adilah qui s'est occupée d’elles?

— Oui, Monsieur.

Il dit à la fille:

— Elle est belle. Fais-lui faire un peu de pole dance demain matin. Le reste aussi et elle commencera demain soir.

Il ajoute en me regardant:

— Ils ne t'ont pas baisée?

— Non Monsieur. Je voudrais vous dire quelque chose d'important, de très important…

— Vas-y, mais j'espère que tu ne me fais pas perdre de temps.

Je commence:

— Monsieur, vous êtes un homme d'affaires. Je suis la fille de l'ambassadeur de Thaïlande au Liechtenstein et je suis victime d'un coup monté, manigancé par un voyou...

Il me coupe:

— Taskin n'est pas un voyou, petite. Lui, c'est vraiment le fils de quelqu'un d'important.

Oh, merde! Ils sont tous de mèche. Il se tourne vers la Chinoise:

— Enferme-la vingt-quatre heures dans une cave. Je n'aime pas qu'on insulte mes amis.

Je ne peux m'empêcher de lui dire:

— On va me rechercher, vous verrez...

Il dit à la Chinoise:

— Quarante-huit heures.

La fille me serre le bras en disant:

— À ta place, j'arrêterais de discuter.

Elle se tourne vers le Chinois de merde et lui dit:

— Quarante-huit heures, très bien, Maître.

— Et je veux la voir revenir en rampant, littéralement. J'y tiens beaucoup. Tu as compris Shen?

— Oui, Maître.

La fille me tient fermement par le bras et on sort de la pièce. Dès qu'on est dans le couloir, je lui dis:

— Je parlerai à la presse de ce qui se passe ici et ce sera un scandale énorme!

— Je ne crois pas, non.

Dehors, elle appelle un garde pour lui dire:

— Enferme-la dans une cave pendant quarante-huit heures.

J'ai lu Lewis Carol et je me dis que je suis tombée dans l'arbre creux ou que j'ai traversé le miroir comme Alice et que je me retrouve dans un monde plein de bruit, de fureur, de sadiques...

On descend dans la cave et le garde me pousse dans cette pièce minuscule. Il l'éclaire avec une grosse lampe. Dans ce local, il y a un seau, une caisse en carton avec des morceaux de pain et des bouteilles d'eau. Il repart en me laissant dans le noir complet. Je vais m'asseoir dans un coin de la petite pièce.

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J'entends qu'il ouvre une porte. Une fille pousse des cris. Oh! Elle se fait fouetter. Elle crie supplie, sanglote. Chouette ambiance. Ça va être mon tour? Non. La fille qui vient de se faire fouetter pleurniche un bon moment, quand elle se calme, elle dit:

— Tu es aussi enfermée?

Je lui répond et on parle, enfin, elle se met à parler et j'ai l'impression qu'elle me détaille toute sa vie, depuis le jour de sa naissance, tellement ça me saoule! En gros, elle a voulu empoisonner sa belle mère avec des champignons, mais elle s'est trompée d'espèces. Son père l'a envoyé dans un couvent ou un bordel et eux l'ont revendue au Chinois. Fin. En 5 minutes, tout est dit. Est-ce que la vraie punition, ce ne serait pas cette pleurnicheuse? La seule chose qui m'intéresse dans son histoire, c'est la visite de son oncle et de ses cousins qu'elle déteste. Ils l'ont niquée par tous les trous. Je suis bien consciente que Taksin... Aïe! J'entends du bruit. Un garde ouvre la porte en disant:

— Je vais te faire faire un peu d'exercices...

Je suis éblouie par la lumière et, comme l'autre conne d'à côté, je me mets à courir en recevant des coups de fouet. Certainement une douzaine, sur mes fesses encore douloureuses et mes jambes. J'essaye de ne pas crier, mais très vite, je gémis et je le supplie. Le garde s'arrête et me dit:

— J'ai un message pour toi: Taksin te souhaite une bonne nuit.

Putain de merde de salopard!! Je m'échapperai et je le ferai descendre! Non, je lui ferai couper les couilles et on lui fera bouffer!

— Ça va?

C'est la fille d'à côté! Je lui réponds la banalité qu'elle attend:

— Ça fait mal...

— Oui, ils sont vraiment cruels et....

Et c'est reparti.

Je vais lui dire qu'elle me saoule... Non, je dois apprendre à la fermer. Mon impulsivité m'a déjà joué des tours. Quelques heures et beaucoup de paroles plus tard, c'est à son tour de se faire fouetter. Chouette, elle ne parle plus. Mais elle crie... Elle m'énerve tellement que ça me plaît de l'entendre hurler!

Après le départ du garde, elle geint un moment, puis elle me demande:

— On peut encore parler, Issara?

Oui, on s'appelle par nos prénoms. Elle ajoute:

— Je te saoule sans doute, mais ça me fait du bien. J'ai peur seule dans le noir.

Je suis trop bonne, on se reparle longuement... jusqu'à ce qu'un garde ouvre la porte de sa cellule et lui dise:

— Dehors!

Elle crie:

— Courage Issara!

Du coup, elle se prend une claque du gardien. Hé oui, elle est conne. Je mange encore du pain que je garde dans ma bouche avec de l'eau. Je suis encore fouettée 3 fois. Les lanières plates du fouet ne blessent pas, mais pincent méchamment. De plus, je suis bien consciente que ce séjour dans la cave est une punition très douce. Le Chinois doit appartenir à une triade et la cruauté de ces gens est légendaire.

Ordure de Taksin. J'aurai ta peau... je... Ah, du bruit... le fouet? Non, le garde me dit:

— Dehors!

Il m'amène dans une pièce où il y a une douche. Il me surveille pendant que je me lave. Ensuite, on va chercher la Chinoise au rez-de-chaussée. Comment il faut l'appeler encore? Ah oui, Shen san. Elle me demande:

— Tu es calmée?

— Oui Shen san.

— Si tu ne te conduis pas bien avec le patron, je vais avoir des problèmes et dans ce cas, la punition sera beaucoup plus pénible.

— Je ramperai, Shen san.

— Baisse-toi.

Ensuite, elle pousse sur ma tête en disant :

— Alonge-toi.

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Quand je suis couchée sur le plancher de bois,  elle me montre un endroit poussiéreux en disant:

— Fais-moi une belle croix sur le sol avec ta langue.

Je m'agenouille et, avec beaucoup de salive, je fais ce qu’elle demande. J'ai de la poussière plein la bouche. Elle a l'air convaincue et on monte chez le Chinois. Là, tout se passe bien. À genoux, je le remercie pour la leçon et, oui, j'obéirai, humblement, sans discuter.

Ensuite, on va dans une grande pièce où il y a des barres de pole dance. Première leçon: foot massage. La Chinoise s'assied dans un fauteuil. Je dois m'asseoir par terre et elle pose ses pieds sur mes cuisses en disant:

— Masse-moi les pieds.

Elle a des tongs que j'enlève. Non seulement je n'aime pas les pieds des gens, mais en plus, j'aime les hommes, pas les femmes. Et j'aime encore moins leurs pieds. Elle a une odeur de sueur qui me dégoûte.

Elle me dit:

— Tu dois dire « Je suis très honorée de vous masser les pieds, Madame », puis tu te penches et tu les embrasses.

Je pense très fort à la cave, alors je dis ce qu'elle veut et je les embrasse effectivement. Ils sont légèrement humides! Elle m'explique ce que je dois faire: passer les pouces sur les plantes, tirer légèrement sur les orteils, caresser tout le pied, faire des cercles sur les talons et d'autres stupidités du même genre. Pour quelqu'un de dégoûté comme moi, c'est vraiment très pénible! Je ne dois d’ailleurs pas avoir l'air assez enthousiaste, car elle me dit:

— Tends tes deux mains vers moi, paume vers le haut.

Qu'est ce que c'est ce plan??

— AAAAIIIIEEE!

Elle a frappé la paume de ma main gauche avec sa badine! Ça fait un mal de chien! Sale garce! J'en ai marre! On n'est que deux ici, j'ai toujours fait beaucoup de sport et même de la lutte. Je l'assomme et je m'enfuis! Le problème, c'est qu'elle me regarde avec un grand sourire. Elle me dit:

— Tu connais le Ba Men Quan, la boxe aux huit voies?

Oh, merde, je tends les mains.

Ffwwwiiii!!

— AAIIIEEE!!

Ffwwwiiii!!

— AAIIIEEE!!

Ffwwwiiii!!

— AAIIIEEE!!

Ffwwwiiii!!

— AAIIIEEE!!

Ffwwwiiii!!

— AAIIIEEE!!

Elle me frappe six fois en tout. Là, je secoue les mains en pleurant vraiment. Ensuite, je masse très bien, paraît-il. Et j'apprends la procédure: s'incliner, remercier, tendre la main pour recevoir les quelques pièces que coûte un message. La cave, c'était déjà dissuasif, mais je ne veux vraiment pas en venir aux mains avec une championne de Ba Men Quan.

Ensuite, elle m'apprend le « pole dance », c'est-à-dire qu'il faut se trémousser dans un mini costume, en se tenant à une barre. Là, je prends une dizaine de coups sur les mollets avant qu'elle ne soit satisfaite!

A suivre.

Un tout grand merci à Bruce Morgan, pour les supers dessins.

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Par miasansdessous - Publié dans : BDSM - Communauté : blog sexe des amis
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