Vendredi 11 août 2017 5 11 /08 /Août /2017 13:32

            Steel annonce:  

       — On va mettre les filles entre nous et si elles ne marchent pas assez vite, il n’y aura qu’à les stimuler.

Je suis tout près de Miguel. Steel se retourne vers moi en disant:

— Tu sais que je vois ton manège, petit singe! Tu marcheras devant moi!

Merde !!

Les hommes ont des gros sacs, Steel aussi, mais elle est entraînée, elle. On suit un petit sentier dans la végétation tropicale. Tout à coup, j'entends:

Wiisshh!

— Aïe!

Je viens de prendre un coup sur les mollets, donné par Steel. Elle me dit:

— Celui-là, c'est pour vérifier que ma branche est assez souple. Tu l'as bien senti?

— Ouuiii, Maîtresse!

Issara crie aussi, pour la même raison. Ce sac est vraiment lourd à porter, surtout quand on pèse 49 kilos. De plus, il fait terriblement chaud, je suis trempée de sueur, j'ai soif, mal aux fesses, aux jambes, aux épaules... Et, non, je n'ai pas du tout envie d'ajouter « alouette »!

On s'arrête de courts instants pour boire... Nous avons marché pendant des heures, en prenant des coups sur les cuisses et les mollets. Heureusement pas sur les fesses ! Malgré nos jeans, on les sent quand même bien.

Après des heures de souffrance et d'efforts, on arrive — enfin! — au bord d'une petite rivière. Il y a deux grandes pirogues. Ouf! Nous n’allons plus être obligées de marcher.

On s'installe dans une des pirogues. Issara et moi, nous sommes l'une à côté de l'autre. Steel est derrière nous, hélas! Donc nous n'osons pas parler, jusqu'au moment où elle se lève pour aller discuter avec un des hommes. Je demande tout bas à Issara:

— On est en Birmanie?

— Toutes les chances.

Steel revient, on se tait de nouveau. J'ai lu un jour que la Birmanie avait les plus grandes forêts du monde. Plus de 50 % de son territoire sont couverts de forêts. Il y a peu de déforestation, étant donné la difficulté de commercer avec la Birmanie. La junte militaire n'aime pas les étrangers. On se croirait sur un petit affluent de l'Amazone, tellement la forêt tropicale est dense autour de nous.

Après une heure de navigation, on arrive à un petit ponton. Quatre hommes sont là à nous attendre. Ce sont des gens de la région, des costauds avec des sales gueules, à l’exception d’un Chinois rondouillard de taille moyenne qui ressemble à Oliver Hardy, mais avec un air beaucoup moins sympa. Il se présente à Steel et aux deux autres:

— Je suis maître Shi, très honoré.

Steel s'incline en lui répondant:

— Je suis ravie Maître Shi, on m'a dit que vous étiez un éminent spécialiste.

L'homme a petit geste modeste en répondant:

— On me prête quelques compétences, en effet.

Il salue les trois hommes. Je me dis « quelle chochotte » par rapport aux autres. Steel me tire brutalement de ma rêverie en me donnant une claque sur la nuque, puis elle demande:

— Et alors, qu'est-ce que vous attendez pour aller à terre?

Ben, que tu nous le dises, pouffiasse! Voilà ce que je voudrais répondre, mais, au lieu de ça, on descend rapidement de la pirogue. Les hommes déchargent les grands sacs. Quand tout est à terre, Steel discute avec les hommes... de nous. Elle leur explique:

— Je veux que mes filles m'obéissent au doigt et à l’œil et vous, les gars, les hormones vous montent à la tête. J’ai besoin d’un homme qui ne va pas se laisser manipuler par les filles.

Il faut un moment pour que ces types comprennent ce qu'elle veut dire. Ils se tournent alors vers Maître Shi. Celui-ci prend de nouveau un air modeste pour répondre:

— C'est également vrai qu'on me reconnaît quelques talents dans le dressage des filles.

Aïe, aïe, aïe!

Steel lui dit:

— Il faut les punir sans les abîmer.

L'homme a le sourire cruel du guépard apercevant une antilope qui vient de se casser une patte ! Oh! Non, on ne va pas être à la merci de ce sale type! Ce n'est plus Oliver Hardy, mais Bela Lugosi dans Dracula. J’essaie d’amadouer Steel:

 — On va vous obéir Maîtresse, je vous jure, et...

Elle se tourne vers lui en disant:

— Vous voyez, cette fille n’a aucunes manières. Elle parle sans autorisation, et en plus, c’est en se permettant d’interrompre une conversation.

— Je vais arranger ça, répond le Dracula rondouillard.

— Combien de temps vous faut-il pour les dresser?

— Une semaine dans le puits, sous ma surveillance, et elles ramperont aux pieds de leurs maîtres comme deux petites chiennes.

Moi, je veux bien ramper tout de suite, pas besoin d'aller dans le puits! Mais je n'ose pas le dire.

Il se tourne vers les hommes pour leur annoncer:

— On va avoir de la main-d’œuvre, les gars.

Grand sourire des gars en question. Du coup, je remarque qu’il manque des dents à plusieurs d’entre eux. Le Chinois s'adresse ensuite à Steel:

— Je tenais aussi à vous dire que vous êtes une guerrière d'une très grande beauté.

Ma parole, ce gros Chinois si précieux la drague! Et ça n'a même pas l'air de lui déplaire, puisqu'elle répond:

— Vous êtes un flatteur, Maître Shi. Dressez mes filles et je serai toute à vous...

Quelle salope! Et c'est nous qui allons déguster! En tous cas, message reçu cinq sur cinq par le Chinois. Il va près d'elle et lui murmure quelque chose à l'oreille tout en lui caressant les fesses. Lui, il va se prendre un direct dans l'œil... Ou pas, puisque Steel se met à glousser en remuant le derrière!

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Après qu’ils ont fini de flirter, Maître Shi dit aux hommes:

— Ces filles vont travailler avec nous.

Puis il le répète en birman pour les indigènes. Ils ont l'air ravis. Le Chinois s’adresse ensuite à nous:

— Vous n'aurez pas besoin de vêtements, ce sera plus facile pour vous faire marcher droit. Je vous laisse juste vos chaussures.

Oh, c'est trop gentil! Nous enlevons nos quelques malheureux vêtements et on prend un sac... Les hommes ont l’air fascinés! Ils plaisantent et parlent certainement de ce qu'ils vont nous faire. Nous devons nous remettre en route.

On marche sûrement une heure. La méthode pour nous faire avancer ne change pas: dès que le rythme ralentit un peu, nous recevons un coup de badine sur les fesses ou les cuisses. Soudain, quelqu'un crie:

— Stop, qui êtes-vous?

Steel répond:

— C'est nous, Ralph.

On voit apparaître deux hommes avec des armes. Ce sont des Occidentaux en kaki, sans doute des collègues de Steel et des deux autres. Ils s'embrassent tous. Un des deux dit à Steel:

— Tu nous amènes des jolies petites poulettes.

— Oui, mais pas seulement pour les embrocher, il faut aussi les dresser. Maître Shi les prend une semaine en bas.

Ils sont déçus, les pauvres gars... Moi aussi, puisque je préférerais de loin me faire embrocher par eux qu'aller dans la mine. Surtout qu'ils sont pas mal du tout. Ça doit être des frères, ils se ressemblent comme deux gouttes de... sueur... Oui, il fait bien 35 °.

     On arrive enfin à ce qui doit être le camp. Il y a une grande cabane, camouflée avec des toiles et des filets... ainsi que d'autres petites constructions en bois, également camouflées. Ils ne nous conduisent pas dans la cabane, mais autour d'un trou dans le sol. Un des deux frères dit:

       — Tu aurais pu nous les laisser une nuit...

— Pour le moment, elles sont ingérables... Dans une semaine, elles seront obéissantes comme des petites chiennes.

Le gros Chinois nous ordonne:

— Descendez par l'échelle de corde.

Je m’adresse à Stell en gémissant:

— J'ai le vertige, Maîtresse.

Elle se retourne vers les frères en disant:

— Vous voyez les gars...

Puis elle me dit:

— Arrête de faire l'idiote!

Issara passe devant, et je la suis.

Ma compagne d’infortune commence à descendre, puis elle me crie:

— Aurore, descends!

284-B.jpg       

Je m'agrippe à l'échelle. J'ai tellement la trouille que mes jambes tremblent. Je descends quand même, lentement, en m’agrippant désespérément aux barreaux en bois. C'est profond... Il fait noir, j'ai peur...

Arrivée enfin en bas, je me colle à Issara en lui disant:

— J'ai vraiment la trouille.

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On entend la voix de Maître Shi qui vient de très loin:

— Dormez bien, les filles.

Salaud!

La seule lumière, c'est le petit trou de la surface. On entend un bruit près de nous. Je fais un bond! Mais Issara me calme:

— C’est rien, ils remontent l'échelle.

Donc là, on est coupées du monde. Je n'ose pas bouger, il y a sûrement des bêtes... Issara me dit:

— Donne-moi la main, on va explorer.

— Dans le noir, Maîtresse?

Elle ne répond pas. On explore le fond de notre souterrain. Soudain, elle pousse un cri et du coup, moi aussi. Je lui demande, affolée:

— Qu'est-ce qu'il y a Issara? Euh... Maîtresse.

— Quelque chose de mou, j'ai cru que c'était une bête.

Je touche aussi, ça a l'air d'être du tissu, genre toile de jute. Elle dit:

— On devrait l'étaler pour pouvoir dormir dessus.

Je commence à faire comme elle... Soudain, on entend des voix qui viennent d’en haut:

— Attention, on lance une corde, placez-vous contre la paroi.

Je me colle contre Issara.

J’entends quelque chose tomber puis une lumière apparaît juste au-dessus de nous. On distingue effectivement une corde, avec des gros nœuds, et un homme qui la descend. Arrivé en bas, on voit que c'est un des deux frères, les collègues de Steel. Il nous annonce:  

— On vient vous tenir compagnie, les filles.

Je réponds:

— On a très peur dans le noir.

L'autre frère descend aussi. Ouf, on n'est plus seules.


A suivre.

 

Un tout grand merci à Bruce Morgan, pour les supers dessins.

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Par miasansdessous - Publié dans : BDSM - Communauté : blog sexe des amis
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