Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 10:54

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Deux filles vont sur la scène. Une d'elles est un peu colorée, Arabe ou Hindoue, l'autre est plus foncée, peut-être métisse Blanc et Noir. Elles sont vêtues de tuniques courtes avec une seule bretelle, comme les nôtres. Elles montrent un sein doré et un sein brun. Elles sont belles et en plus, elles savent chanter et danser.

Il y a des sifflements admiratifs et des applaudissements.

Ces filles n'ont ni marques dans le genre de la mienne, ni tatouages.

Ce sont sûrement des artistes pros. Des filles qui se déplacent de villes en villes et qui ont abouti dans ce bouge... Pour quelles raisons?

 

Devant la scène, il y a un public... très mélangé. Il y a beaucoup d'Arabes, mais aussi des Occidentaux et des Noirs. Les différences sociales sont importantes aussi. À côté de gens très simples, il y en a qui ont l'air d'avoir beaucoup d'argent. Je dirais même bourrés de fric. J'ai un petit nez, mais moi qui suis aussi pauvre qu'un... moineau tombé du nid, je renifle l'argent de loin. Il y a des jolies femmes, épouses ou maîtresses ou escortes.

Ces gens doivent faire partie d'un club très fermé, genre...

*** *** 

*** Pas de nom, mia!! Ni même d'initiales. Évitons, les procès!

- Oui, tu as raison la Voix, si on me fait un procès avec quoi, payerais-je mon avocat? Des plumes de moineau??

*** ***   

Je continue. À côté de ces gens de la haute société, il y a la faune des ports : marins, dockers, poivrots...

Peut-être, certains maris éprouvent-ils un délicieux frisson à livrer leurs épouses délicates et parfumées à des dockers aux mains calleuses ou à des marins en goguettes qui n'ont plus baisé depuis un mois.

Il y a aussi quelques gars costauds, le service d'ordre.

Le public est scotché par la performance des deux chanteuses et danseuses. Elles terminent nues et saluent sous les applaudissements.

Elles quittent la scène et reviennent vers nous. Elles sont luisantes de sueur. Elles sont belles!

Derrière le rideau de scène, on est avec le patron de l'endroit, un gros mec à fine moustache. Il y a aussi une grosse femme qui lui ressemble, la moustache en moins.

 

La grosse femme vient près de moi, "C'est à toi. Tu commences par chanter!"

"Mais, je ne sais pas chanter, Madame!"

"On s'en fout." Comme je ne bouge pas, elle prend un fouet qui pend à un clou et me le montre, "Besoin d'un petit stimulant?"

Nooooonn!! Vite trouver quelque chose à chanter!!! Le patron met une musique orientale... et elle me pousse sur la scène.

Alors, la seule chose qui me vient à l'esprit, c'est une chanson qu'un ami écoutait souvent. Il me la chantait quand j'avais fait ou dit une connerie... ça arrive!

C'est une chanson de Léo Ferré, chanteur anarchiste des années... 50/60.

Alors, je commence à chanter :

 

"Mets ton habit scaphandrier

Descends dans les yeux de ma blonde

Que vois-tu bon scaphandrier"

 

Il y a un silence dans la salle. Les gens sont surpris par ma chanson et par ma voix de ... moineau... prépubère...

Je continue...

 

"Je vois un étrange attirail

des fleurs des oiseaux du corail

et de l'or en fines paillettes."

 

Et là je reçois une tomate bien mûre en plein visage. C'est violent!!!!

 

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Et puis d'autres suivent... Les gens visent surtout mon visage. Il y a des rires, des sifflets.

Je me recule pour me mettre à l'abri derrière le rideau, mais je reçois un bon coup de fouet en travers des fesses. "Aaaaîîeee!!!", et la grosse femme, me dit, "Continue!!"

 

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Je frotte à la fois, la chair de tomate que j'ai dans les yeux et la brûlure du fouet sur mes fesses!!

Show must go on... Je continue :

 

"Mets ton habit scaphandrier

Et dans le cerveau de ma blonde

tu vas descendre que vois-tu"

 

Paf, paf, moi je ne vois plus rien!!

 

"Il est decenduuuu... desenduuuu...

et dans les profondeurs du vide

Le scaphandrier s'est perduuuuuu...."

 

Je salue. Je reçois encore quelques projectiles dans la figure. Certains artistes font un carton. Dans mon cas, c'est sur moi que le public fait un carton!!!

Je me dépêche de revenir derrière le rideau, mais la grosse femme me dit, "Maintenant, danse et déshabille-toi!"

Je retourne sur scène et je me mets à danser. J'enlève la tunique pleine de jus de tomate...

Quand je suis nue, je lève les bras et j'ondule comme si je nageais... sous les tomates... mais heureusement, j'en reçois nettement moins. Peut-être suis-je plus à leur goût, nue que lorsque je chante!

La musique s'arrête, je salue... à nouveau.

Dure la vie d'artiste, surtout de mauvais artiste.

Peut-être, les gens admirent-ils le courage qu'il faut pour chanter et danser en recevant des tomates trop mûres. En réalité, c'est la peur du fouet, qui m'a fait continuer. Si j'avais pu, je me serais enfuie de la scène et j'aurais été me caché dans un petit coin!

 

La grosse femme me laisse enfin revenir derrière le rideau. Les filles se marrent. Il n'y a que la jolie Black qui avait dansé en duo avant moi, qui a l'air un peu compatissante. Elle me murmure, "C'était joli ce que tu as chanté, mais tu étais un des clowns entre les numéros, c'était prévu."

Oui, bien sûr, sinon il n'y aurait pas eu autant de projectiles!

 

Jusque-là, j'ai bien tenu le coup, mais le fait qu'elle soit gentille et c'est bien la seule, m'émeut et... je me mets à pleurer!

La grosse femme vient me prendre brutalement par un bras, "Tu veux une bonne raison de pleurer?"

"Non, Maîtresse, pardon!"

Elle m'amène vers une sorte de jardin où elle m'arrose avec un tuyau d'arrosage.

C'est froid, mais ça fait du bien quand même. La tomate, c'est acide. J'ai mal aux lèvres et aux yeux.

Quand je suis propre, elle me jette une serviette, puis, on retourne derrière la scène.  

 

C'est au tour d'Olivia d'aller sur scène. La grosse femme me dit, "Va sur scène avec elle et danse quand elle vient te chercher..."

Oooh, non!! Encore, des tomates!!

Je sais que ça semble anodin le lancer de tomate, mais c'est très... brutal et agressant, mais je dis,"Oui, Maîtresse."

 

On arrive sur la scène, les gens se marrent en me voyant à nouveau. Il y a des plaisanteries genre, "Tiens revoilà, Miss Ketch Up!"

 

La musique reprend. Olivia se déshabille, chante, danse... C'est envoûtant. Les hommes bandent sûrement en voyant ses jolies fesses onduler au rythme de la musique.

Quand elle est nue et toujours en dansant, elle vient me chercher et me fait danser avec elle. Ça, je sais le faire. On s'embrasse, on se frôle, on se caresse.

Les spectateurs sont enthousiastes! Il y a des bravos, des cris...

On termine en saluant toutes les deux.

 

Après nous, la grosse femme envoie sur scène une jolie femme bcbg d'une trentaine d'années. Elle a les yeux pleins de larmes et les joues rouges, elle a dû recevoir quelques solides gifles.

Elle a la même courte tunique que nous et on la pousse sur scène.

Elle est à mon niveau : elle ne sait pas chanter. Elle devient, à son tour, la cible des jets de tomates.

Sous les projectiles, elle recule comme moi, mais quelques coups de fouet sur les fesses, la font vite retourner sur scène. Elle essaye de chanter sous les tomates.

Quand la musique s'arrête, elle est dans un état aussi pitoyable que moi, tout à l'heure. Elle n'a sûrement pas l'habitude de se faire "chahuter", car elle a l'air complètement affolée.

Après elle, il y a de nouveau une excellente chanteuse.

Et puis, c'est au tour de Djamilla. Et, bien sûr, elle est aussi un des clowns. Elle est la dernière et les spectateurs s'en donnent à cœur joie, toutes les tomates qui leur restent y passe.

Djamilla a l'air de s'en foutre! Elle prend des tomates pourries en pleine figure! 

 

Après ça, on retourne toutes sur scène pour que le public élise les meilleures et les pires.

Les meilleures, on les connaît, le duo du début, Olivia et une autre fille.

Les pires, c'est Djamilla, la jolie femme bcbg et... moi. Quelle surprise!!

Le patron annonce, "Maintenant les trois perdantes, vont se mesurer dans une épreuve de fellation."

Je vais près de la grosse femme et je lui dis, "Maîtresse, je vous en prie, laissez-moi aller à la toilette... ce n'est pas pour pipi."

Je lui prends la main... "Je ne saurai pas me retenir."

Risquer un accident de ce genre, ce ne serait pas glamour! Alors, elle lève les yeux au ciel et soupire, "Les blondes, toutes des chieuses! Tu as cinq minutes!"

"Merci, Maîtresse."

Elle fait un signe à un des mecs costauds pour qu'il me laisse passer.

Je me précipite. Les toilettes sont dans une espèce de jardin pelé à l'extérieur. Au passage, je prends une chemise qui traîne...

Il fait très sombre dehors, mais j'ai une idée des lieus. Je mets la chemise, puis j'escalade une palissade.

 

À l'extérieur il y a un vélo dissimulé dans des broussailles.

Moi, une gastro?? Mon cul!!! C'était une ruse!!

Je monte sur le vélo et je pédale, sans culotte, vers la liberté!!!

 

A suivre...

 

Un tout grand merci à Bruce Morgan pour les super dessins!

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Par miasansdessous - Publié dans : BDSM - Communauté : blog sexe des amis
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